Logo LX académie

Une académie

Logo LX innovation

Un lab innovation

Commissaires de justice

Une étude de commissaires de justice

Anciennement Huissiers de justice

Actualités / Un café / Une JP

Le délai de recours commence-t-il à courir à l’encontre de celui qui notifie la décision ?

Voir toutes les actualités

Publié le 09.10.2025

Ordonnance Conseiller de la mise en état, Cour d'appel d’ANGERS, Chambre A civile, 30 avril 2025, n°24/01404

Les faits

Par acte de Commissaire de justice du 25 mars 2024, deux personnes physiques, demanderesses en première instance avaient signifié à leurs adversaires un jugement rendu par le Tribunal Judiciaire d’Angers.

Suivant déclaration d’appel du 31 juillet 2024, la Cour d’appel avait été saisie par lesdites demanderesses.

Dans le cadre d’un incident, les intimés, défendeurs en 1ère instance, avaient soulevé l’irrecevabilité de l’appel comme tardif.

La décision

Le Conseiller de la mise en état rappelle qu’en vertu de l’article 528 du Code de procédure civile, le délai d’appel, qui est d’un mois en matière contentieuse selon l’article 538, court à compter de la notification du jugement, à moins qu’il n’ait commencé à courir, en vertu de la loi, dès la date du jugement, ce même à l’encontre de celui qui notifie.

Et qu’en l’espèce, la signification régulière du jugement par les appelants avait fait courir leur propre délai d’appel d’un mois.

En conséquence, le Conseiller de la mise en état déclare irrecevable comme tardif l’appel interjeté plus 4 mois après la signification du jugement à partie.

À retenir

Conformément à l’article 528 du Code de procédure civile, la signification d’une décision à partie fait courir le délai de recours à l’égard du destinataire de l’acte, mais également à l’encontre de la partie à l’initiative de laquelle la signification est faite.

Publié par

Inès RUBINEL

Avocate associée

Partager l'actualité

Recevez nos actualités

Autres Un café / Une JP

Voir toutes les Un café / Une JP
Lire la suite

Publié le 09.07.2026

Un café / Une JP

Un sursis accordé par le JEX caractérise l’impossibilité d’exécuter devant le Conseiller de la mise en état

Lire la suite

Publié le 02.07.2026

Un café / Une JP

Notification non conforme à l’article 680 CPC : le délai d’appel ne court pas et une seconde déclaration d’appel reste possible

Lire la suite

Publié le 25.06.2026

Un café / Une JP

Second sursis à statuer dans l’attente d’une décision pénale définitive : le rallongement déraisonnable d’une instance civile caractérise le motif grave et légitime autorisant l’appel immédiat