LX Académie

Une académie

LX Innovation, solutions pour avocats

Un lab innovation

Commissaires de justice

Une étude de commissaires de justice

Anciennement Huissiers de justice

Actualités / Un café / Une JP

Défaut d’intérêt à faire appel, succombance et information révélée postérieurement aux débats

Voir toutes les actualités

Publié le 08.01.2026

Cour d’Appel d’ANGERS, Conseiller de la mise en état, ordonnance du 16 octobre 2025 (RG 24/01440)

Les faits

Une procédure est initiée par un EHPAD à l’encontre des 2 enfants d’une résidente aux fins de fixation d’une contribution alimentaire.

Le premier juge accueille la requête et fixe une contribution à la charge seulement d’un des 2 enfants ; l’autre se voit déchargé de toute obligation sur le fondement de l’exception d’indignité.

Un appel est formé contre ce jugement par le seul enfant obligé.

Un incident d’irrecevabilité de l’appel est soulevé par l’enfant déchargé au motif que l’appelant n’aurait pas d’intérêt à faire appel dans la mesure où il n’y a pas eu succombance à son égard.

La décision

Au visa des articles 31 et 122 du CPC, le Conseiller de la mise en état rappelle qu’il n’est pas possible d’interjeter appel d’un jugement qui donne satisfaction sur tous les chefs ou qui ne porte pas grief. Toutefois, l’appel demeure recevable lorsque postérieurement aux débats est révélée une information de nature à affecter la teneur de ses prétentions et l’appréciation de celles-ci par le juge.

En l’espèce, devant le premier juge, le fils aîné avait formulé par courrier des observations et proposait de verser une certaine somme pour participer aux besoins de sa mère (laquelle avait été retenue par le juge) et l’autre fils comparant avait fait valoir lors de l’audience un moyen tenant à l’exception d’indignité, afin d’être déchargé de toute obligation.

Or, ce  moyen n’avait pas été porté à la connaissance du fils aîné avant l’audience alors que cela pouvait avoir sur sa propre obligation actuelle comme future une incidence : il avait donc intérêt à faire appel de cette décision.

À retenir

L’appréciation de l’intérêt à faire appel tient non seulement compte de la succombance mais aussi de la révélation postérieurement aux débats d’une information de nature à modifier la teneur des prétentions d’une des parties et son appréciation par le juge, d’autant plus dans le cadre d’une procédure dite « orale » en première instance.

Publié par

Camille SUDRON

Avocate associée

Partager l'actualité

Recevez nos actualités

Autres Un café / Une JP

Voir toutes les Un café / Une JP
Lire la suite

Publié le 18.12.2025

Un café / Une JP

Désistement et appel incident : l’acceptation comme condition de l’extinction de l’instance.

Lire la suite

Publié le 11.12.2025

Un café / Une JP

Caractériser l’impossibilité d’exécuter la décision entreprise au regard de la situation personnelle du débiteur

Lire la suite

Publié le 27.11.2025

Un café / Une JP

Radiation de l’appel : la protection offerte par l’exécution substantielle du jugement