Logo LX académie

Une académie

Logo LX innovation

Un lab innovation

Commissaires de justice

Une étude de commissaires de justice

Anciennement Huissiers de justice

Actualités / Un café / Une JP

Désistement et appel incident : l’acceptation comme condition de l’extinction de l’instance.

Voir toutes les actualités

Publié le 18.12.2025

Ordonnance du Conseiller de la mise en état du Pole 6 chambre 9 - CA Paris, 15 septembre 2025 (N° RG 23/07605)

Les faits

Un salarié avait porté devant la cour d’appel de Paris un jugement du conseil de prud’hommes de Paris. La société intimée y développait, de son côté, un appel incident.

Préférant en terminer amiablement, le salarié choisissait de se désister de son appel principal.

Le Conseiller de la mise en état interrogeait alors l’intimée.

Cette dernière, qui avait déjà conclu au fond accepte expressément le désistement par voie de conclusions.

La décision

Le Conseiller de la mise en état prend soin de rappeler qu’en application de l’article 401 du code de procédure civile, le désistement de l’appel n’a besoin d’être accepté que s’il contient des réserves ou si la partie à l’égard de laquelle il est fait a préalablement formé un appel incident ou une demande incidente.

Il vérifie l’accord express des parties, déclare le désistement parfait et constate l’extinction de l’instance et le dessaisissement de la Cour.

À retenir

Lorsque l’intimé a formulé un appel incident, le désistement de l’appelant principal ne devient parfait qu’après acceptation expresse de l’intimé.

Cette acceptation conditionne l’extinction de l’instance et le dessaisissement de la juridiction.

En l’absence d’appel incident, le désistement serait parfait sans nécessiter d’acceptation, sous réserve qu’il ne comporte aucune réserve.

Publié par

Audrey HINOUX

Avocate associée

Partager l'actualité

Recevez nos actualités

Autres Un café / Une JP

Voir toutes les Un café / Une JP
Lire la suite

Publié le 25.06.2026

Un café / Une JP

Second sursis à statuer dans l’attente d’une décision pénale définitive : le rallongement déraisonnable d’une instance civile caractérise le motif grave et légitime autorisant l’appel immédiat

Lire la suite

Publié le 18.06.2026

Un café / Une JP

Jugement statuant sur des fins de non-recevoir sans mettre fin à l’instance : l’appel immédiat, principal comme incident, est irrecevable

Lire la suite

Publié le 11.06.2026

Un café / Une JP

L’irrégularité d’un acte de signification d’une décision à partie résultant de l’absence de notification à avocat préalable est-elle toujours une cause de nullité ?